On se doutait que les repreneurs néo-zélandais et australiens
de Domino's Pizza France n'avaient pas choisi l'Hexagone pour faire de la figuration.
Moins d'un an après leur arrivée, ils lancent une vaste offensive.
La place de n° 1 leur paraît déjà acquise.
Une
trentaine de nouvelles ouvertures d'ici à la fin de l'année qui s'ajoute
aux 104 magasins, un chiffre d'affaires de plus de 52,6 ME, en hausse de 20 % par
rapport à 2005 : Domino's Pizza France bouscule le petit monde de la livraison.
La reprise du réseau, en juillet 2006, Domino's Australie Nouvelle-Zélande
et Australie, laissait présager cette offensive. Celle-ci a bien lieu, et à
grande échelle. Faire la différence L'heure est donc à un changement de braquet pour le géant Domino's Pizza, qui revendique 8 000 boutiques dans le monde. Et l'offensive en France commence fort : reprises et ouvertures de nouveaux magasins, au rythme d'une trentaine par an, doublées d'une campagne choc visant en priorité les 15-24 ans. Les pizzas de Domino's se sont transformées en femmes très sexy, et c'est ainsi que l'on entend Margherita, Extravaganzza, la Reine ou la 4 fromages, roucouler sur les ondes et lancer ce message : "Appelle-moi, je peux être chez toi dans 30 mn." "Il fallait se différencier et marquer les esprits sur un marché fortement banalisé", détaille Bertrand Bellanger, directeur de l'agence Les Aiguilleurs, qui a imaginé cette campagne relayée par un journal diffusé à 10 millions d'exemplaires, des milliers d'affiches, des badges et un jeu pour élire les 'Pizzadentielles'. Apparemment, ce ton décalé et osé passe, et les ventes grimpent. Pour les nouveaux patrons de Domino's Pizza France, les objectifs de cette opération séduction sont clairs : ils entendent devenir "la marque préférée des Français", se faire connaître des 15-24 ans "qui constituent un potentiel important" et changer "les standards de ce marché" qu'ils jugent "très conservateur". Patrice Fleurent |

